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# Soutien scolaire, CNED, orientation : Tutoring London accompagne les familles françaises de Londres
- URL: https://francaisalondres.com/tutoring-london-soutien-scolaire-cned-orientation-familles-francaises-londres/
- Published: 2026-09-01T15:39:23.000Z
- Updated: 2026-09-01T15:39:23.000Z
- Description: Depuis 2003, Stéphanie Abisror et son équipe suivent les élèves du primaire à l'université, dans les systèmes français et britannique. Elle raconte comment se choisit le professeur d'un élève, et comment se prépare une orientation post-bac entre Parcoursup et UCAS.
- Author: Advertorial
- Tags: Éducation

Depuis 2003, [Tutoring London International](https://www.tutoringlondon.co.uk/) accompagne les familles françaises et francophones de Londres dans la scolarité de leurs enfants : soutien scolaire, tutorat CNED, préparation des examens français et britanniques, orientation post-bac. Dix mois après le portrait que nous consacrions à sa fondatrice, [Stéphanie Abisror](https://francaisalondres.com/stephanie-abisror-vingt-ans-a-former-les-professeurs-des-expatries-francais/), nous l’avons retrouvée pour dresser le bilan d’une année et mesurer ce qui, dans l’accompagnement scolaire, est en train de changer.

[En savoir plus](https://www.tutoringlondon.co.uk/)

### Une année de consolidation

L’exercice écoulé n’a pas bouleversé les fondamentaux de la maison. Soutien scolaire et aide aux devoirs, tutorat CNED, préparation du brevet et du baccalauréat côté français, des GCSE et des A-Levels côté britannique, entraînement aux examens d’entrée à l’université : le socle est demeuré le même, et les résultats obtenus par les élèves suivis constituent, de l’aveu de la fondatrice, le motif de satisfaction principal de l’année.

Le mouvement s’est produit ailleurs. Le pôle orientation, que Stéphanie Abisror annonçait vouloir développer l’an dernier, a été structuré et consolidé. Il constitue désormais le second pilier de l’activité, aux côtés du tutorat.

### Deux demandes que tout oppose

À la rentrée, le téléphone sonne pour deux motifs que rien ne rapproche, et dans des proportions étonnamment voisines.

D’un côté, les familles chez lesquelles une difficulté est déjà identifiée : des lacunes circonscrites à une matière ou plus diffuses, parfois des troubles d’ordre cognitif qui appellent une prise en charge spécifique. De l’autre, celles dont l’enfant obtient déjà de bons résultats et qui souhaitent le porter plus haut — passer de 16 à 20, selon la formule maison.

Ces deux demandes ne mobilisent ni les mêmes professeurs ni les mêmes méthodes. Un élève qui accumule des lacunes depuis le collège et un terminale qui vise l’excellence n’ont pas besoin du même interlocuteur, et les confondre revient à compromettre l’accompagnement avant même qu’il ne commence.

### « Il n’y a pas de bon prof dans l’absolu »

C’est la conviction sur laquelle Stéphanie Abisror a bâti sa méthode, et elle n’en démord pas. Elle l’articule aujourd’hui autour d’une distinction simple, celle du fond et de la forme.

L’excellence académique ne garantit rien à elle seule. Un professeur agrégé, docteur en mathématiques pures, sera précieux auprès d’un lycéen déjà solide qui cherche à gagner les derniers points ; il risque de demeurer inopérant face à un élève de troisième en difficulté, qu’il faut d’abord réconcilier avec la discipline. À celui-là, il faut un pédagogue : de la méthode, de la patience, une attention portée à la forme autant qu’au contenu.

Les professeurs qui réunissent les deux qualités existent, mais ils sont rares — et l’entreprise, observe-t-elle, n’en a pas un besoin quotidien, puisque les deux demandes se présentent presque toujours séparément. L’appariement se joue donc sur le profil de l’élève : son niveau, ses objectifs, sa manière d’apprendre, et jusqu’à son caractère.

### Un diagnostic en ligne pour l’orientation post-bac

C’est sur l’orientation que l’entreprise a le plus avancé. Un questionnaire adaptatif est désormais accessible depuis son site — un outil dont sa fondatrice ne voulait pas entendre parler il y a encore un an.

Le dispositif s’adresse aux élèves à partir de la troisième et repose sur une logique d’entretien : les questions s’ajustent aux réponses, et le parcours débouche sur un bilan que la famille conserve. Celui-ci ne prescrit aucune voie ; il restitue à l’élève où il en est de sa réflexion et lui indique, au regard des projets qu’il a formulés — étudier les mathématiques, partir aux États-Unis ou en Italie —, le chemin qu’il lui reste à parcourir.

Deux réserves l’accompagnent, que Stéphanie Abisror pose elle-même. Le diagnostic ne couvre, à ce stade, que l’orientation post-bac. Et il n’engage à rien : une famille peut s’en saisir seule et ne jamais recontacter l’entreprise.

L’équivalent pour le tutorat est en cours de développement. En attendant, le diagnostic demeure artisanal, et pleinement assumé comme tel : il se fait au bureau, au téléphone, dans la conversation avec les élèves et leurs parents. « L’IA, c’est nous », résume-t-elle en évoquant Zoé, responsable de la coordination, qui a rejoint l’équipe début 2026, et elle-même.

Un troisième chantier, mené avec un partenaire, porte sur les mathématiques au collège : une bibliothèque d’exercices adaptatifs, dont l’arborescence oriente l’élève d’une difficulté à la suivante, doublée d’un tableau de bord réservé au tuteur. Celui-ci voit à tout moment où en est son élève, ce qu’il a acquis et ce qu’il reste à consolider.

### Parcoursup et UCAS : la double candidature, plus naturelle à Londres

Les deux systèmes diffèrent profondément, dans leur calendrier comme dans leur logique de sélection. Si tous les élèves peuvent, en principe, envisager des candidatures des deux côtés de la Manche, cette double démarche est souvent beaucoup plus naturelle et plus fluide pour les familles françaises installées au Royaume-Uni. Leurs enfants évoluent déjà entre les deux univers éducatifs et peuvent candidater à la fois sur UCAS et sur Parcoursup, sans que les vœux formulés sur l’une des plateformes n’excluent ceux de l’autre.

Encore faut-il savoir dans quel ordre poser les questions. Stéphanie Abisror met en garde contre le réflexe le plus répandu, qui consiste à choisir d’abord un pays ou un établissement — pour sa réputation, pour sa ville — avant de se demander à quoi ces études préparent. La démarche doit être inverse : identifier ce que l’on souhaite faire, puis examiner l’éventail des formations qui y conduisent, de part et d’autre de la Manche.

Difficulté supplémentaire : la question se pose de plus en plus tôt. Réservée à la terminale il y a vingt ans, elle est descendue en première il y a dix ans, puis en seconde ; il n’est plus rare qu’elle surgisse dès la troisième, devant des adolescents de quinze ans qui savent surtout ce dont ils ne veulent pas.

De là l’objectif que la fondatrice assigne à son pôle orientation : prévenir le faux départ. Une réorientation se décide généralement au bout de six mois — un délai négligeable à l’échelle d’une vie, mais un mauvais départ dans la trajectoire d’un étudiant, et une épreuve pour sa confiance. S’y ajoute une addition qui n’a rien de théorique : une année d’université acquittée, le plus souvent un logement, et pour bien des familles des sacrifices réels. Mieux vaut, plaide-t-elle, investir en amont pour que l’enfant sache où il va, plutôt que de s’en remettre au hasard et d’aviser un an plus tard.

### La concentration, devenue une donnée structurelle

Dans trois cas sur quatre, les familles qui contactent Tutoring London mentionnent, parmi les difficultés rencontrées, un manque de concentration. La proportion, qu’elle avançait déjà l’an dernier, n’a pas bougé.

L’explication qu’elle en donne relève moins du diagnostic que du constat générationnel. Les enfants qui ont dix ans aujourd’hui sont nés en 2016 : les écrans, les ordinateurs, les plateformes de streaming et les réseaux sociaux préexistaient à leur naissance. Elle met ce contexte en regard de l’apprentissage d’avant Google, où accéder à une information supposait de se rendre en bibliothèque, d’ouvrir une encyclopédie et de lire — un exercice d’endurance qui entraînait la concentration par la contrainte.

Le constat n’appelle pas de nostalgie mais une adaptation : il faut composer avec cette réalité et concevoir des séances qui tiennent compte d’une attention plus fragmentée.

### Quand l’élève prend lui-même le téléphone

Interrogée sur l’élève qui l’aura le plus marquée, Stéphanie Abisror hésite : vingt-trois ans de métier et, chaque année, deux ou trois trajectoires qui touchent. Elle préfère signaler une évolution inédite.

Cette année, ce sont des élèves qui appellent. Des lycéens de seconde, de première et de terminale composent eux-mêmes le numéro pour préciser ce que leur mère a demandé, formuler leurs propres attentes et décrire le professeur qu’ils souhaitent. Le mouvement est récent : l’entreprise n’avait jusqu’ici affaire qu’aux parents — longtemps les mères, de plus en plus souvent les pères depuis cinq ans.

Elle y voit le meilleur indice qu’un accompagnement fonctionne. L’élève qui a demandé ses cours ne les subit pas ; il s’y engage.

Le corollaire est plus inattendu de la part d’un prestataire : lorsque l’élève ne demande rien, elle recommande d’arrêter. Le suivi qu’elle assure lui fait repérer les annulations répétées, souvent à l’insu des parents. Sa préconisation est alors la suspension pure et simple, en laissant à l’adolescent la charge de reprendre contact le jour où il en éprouvera le besoin. L’expérience lui donne raison : trois semaines d’interruption suffisent généralement, et l’élève qui revient n’est plus tout à fait le même.

### Domestiquer l’outil, pas l’inverse

Ce n’est pas la première fois que Stéphanie Abisror prend un virage technologique avant les établissements. En 2013, elle avait monté avec des éditeurs de manuels scolaires un projet de tablettes numériques destiné à alléger les cartables des collégiens : tous les ouvrages de l’année embarqués, pour le prix exact des livres papier. Le dispositif était prêt et fut présenté à plusieurs écoles. Il arrivait trop tôt : on redoutait alors jusqu’à la présence du Wi-Fi dans les salles de classe.

Elle se refuse aujourd’hui à commettre l’erreur symétrique. L’intelligence artificielle n’est plus à la porte de l’école, elle y est entrée ; la lui fermer ne relèverait pas de la prudence mais du déni. Restent deux issues, qu’elle formule en une alternative : ou la machine prend le pas et l’on n’enseigne plus, faute d’élèves qui apprennent, ou l’on s’en saisit pour les faire progresser.

Sa ligne tient dans une inversion. L’outil doit servir l’élève, et non l’élève servir l’outil. Faire exécuter son travail par une machine n’est d’ailleurs pas seulement un renoncement : c’est, à ses yeux, la plus mauvaise manière de s’en servir, celle qui n’en exploite qu’une fraction infime. L’élève qui tirera son épingle du jeu est celui qui aura compris cette différence.

### Aux parents qui hésitent encore

Reste le parent qui lit ces lignes sans savoir s’il doit décrocher son téléphone : celui qui n’est pas certain que son enfant ait besoin de cours, ou qui ignore de quoi il aurait besoin — d’un travail de fond, d’une méthode, d’un simple suivi, ou d’un accompagnement adapté à une dyslexie ou à une dysorthographie.

À celui-là, Stéphanie Abisror répond qu’il peut appeler. Chez Tutoring London, on décroche, et les consultations sont offertes — la première comme les suivantes. « Qu’ils nous appellent : si on peut les éclairer, on le fera. »

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**Sources :**  
— Entretien avec Stéphanie Abisror, fondatrice de Tutoring London International, août 2026  
— Notre portrait d’octobre 2025 : [Stéphanie Abisror, vingt ans à former les professeurs des expatriés français](https://francaisalondres.com/stephanie-abisror-vingt-ans-a-former-les-professeurs-des-expatries-francais/)  
— Site officiel : [tutoringlondon.co.uk](https://www.tutoringlondon.co.uk/)