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Exposition "The Long One" à la Saatchi Gallery : retour vers le futur.
L'art contemporain dans toute sa beauté et toute sa folie !
La Saatchi Gallery célèbre cette année ses 40 ans avec une exposition époustouflante où le passé rencontre le futur. “The Long Now” est une rétrospective spectaculaire et un hommage rebelle à l’art contemporain ; celui qui résiste à la culture jetable et à la gratification immédiate.



Exposition "The Long Now" à la Saatchi Gallery - photos F. Joyce
Sur deux étages, la Saatchi (l’enfant terrible des galeries d’art londoniennes) consacre 9 salles à des oeuvres audacieuses et percutantes qui ont marqué les 4 dernières décennies. L’exposition est conçue par Philippa Adams qui a dirigé l’établissement pendant plus de 20 ans. Elle est divisée en vastes espaces dédiés à des thèmes chers à notre époque : l’IA, le changement climatique, la nature, le rêve.
La Saatchi a bâti sa réputation sur son talent pour découvrir et mettre en lumière les artistes stars d’aujourd’hui.



"Magical Thinking" Alejandro Ospina 2022; Trees ; "Mother" Jo Dennis 2024 - photos F. Joyce
Elle regroupe donc ici des grands noms (Damien Hirst, Olafur Eliasson, Jenny Saville…), des artistes émergents comme Frankie Boyle et des “étoiles montantes” dont le travail est visuellement saisissant. Le plus frappant est certainement Rafael Gómezbarro avec ses fourmis géantes réalisées avec des crânes humains.



"Casa Tomada" de Rafael Gómezbarro 2019 - photos F. Joyce
Accrochées aux murs et au plafond, elles sont une réflexion sur la crise de l’immigration.
Chaque salle a été installée avec soins, sans surcharge, pour laisser chaque oeuvre briller et résonner avec les visiteurs. Toutes se complètent en termes de couleurs et d’échelle. Les plus provocantes comme "Passage" de Jenny Saville (peinture monumentale représentant une femme trans nue) réaffirment l’engagement de la Saatchi à défendre l’innovation avec passion… au présent comme au futur. La flânerie entre les oeuvres est puissante, stimulante voire atmosphérique mais jamais écrasante. Elle peut susciter l’indignation aussi ou le scepticisme ! Mais ce sont ces émotions qui donnent à l'art sa raison d'être : remettre en question notre façon d'appréhender le monde autours de nous.
A l'épicentre du bâtiment se trouvent deux installations particulièrement impressionnantes que l’on peut considérer comme multi-sensorielles. Golden Lotus (Inverted) de Conrad Shawcross, expose une véritable voiture dorée, suspendue au plafond par de lourdes chaines et tournant sur elle-même (au-dessus de votre tête) au son des rythmes techno - rave du DJ écossais Mylo (célèbre pour Drop The Pressure).

Et juste en dessous, "Yard" d’Allan Kaprow, vous invite sur une pile de pneus sales que les visiteurs peuvent escalader à leur guise comme dans un terrain de jeux. Cela paraît bien plus dangereux que de simplement se salir les mains, à l’aplomb du lourd véhicule attaché juste au dessus.
Et puis, l’allégorie monumentale de Richard Wilson, remplit une salle entière d’huile de moteur recyclée, créant un miroir désorientant qui trouble votre sens de l'équilibre dans des vapeurs nauséabondes. À une époque marquée par la crise climatique, elle résonne avec une dimension écologique effrayante.
A l’étage, "Deemona", le monde dystopique de Chino Moya est une installation de sculptures et d’écrans à mi-chemin entre un bureau et un mausolée.



"Deemona" de Chino Moya - photos F. Joyce
Elle imagine le monde du travail de l’avenir “post-humain”, entièrement conçu et géré par l’IA. Un environnement où la conscience artificielle essaye de recréer l’humanité.
Ce n’est pas la cohérence qu’il faut rechercher quand vous visitez la Saatchi Gallery, mais le plaisir de découvrir une inépuisable accumulation d’artistes et d’oeuvres qui font évoluer l’histoire de l’art contemporain et votre propre vision du Monde.



"The Blind leading the Blind" de Peter Buggenhout ; "Gala" de John Currin ; -photos F. Joyce
Cette exposition anniversaire se vit comme une déambulation entre passé et futur avec un retour constant à la case départ du présent
Avec le soutien de DE BEERS
jusqu’au 1er Mars 2026
à la Saatchi Gallery – Duke of York Square
