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Des manifestants massés sur le monument de la place de la République à Paris, le 17 octobre 2026.
Place de la République à Paris, le 17 octobre 2026. Photo : FreCha / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0

17 octobre : ce que réclament vraiment les manifestants en France

Lycées à bout de souffle, vie chère, salaires gelés : ce que réclamaient les manifestants du 17 octobre, et ce que l'on sait vraiment de l'origine des violences.

Jérémie Raude-Leroy
Membres Public

En bref

  • La mobilisation du 17 octobre 2026 est née d'un mouvement lycéen lancé fin septembre contre le manque de professeurs, les classes surchargées et les bâtiments vétustes, avant d'être rejointe par les syndicats et d'anciens « gilets jaunes » sur la vie chère, les salaires et les services publics.
  • Environ 550 000 personnes ont manifesté selon le ministère de l'Intérieur, 800 000 selon la CGT. L'immense majorité des cortèges s'est déroulée pacifiquement.
  • Les syndicats sont reçus ce mercredi 21 octobre à Matignon et maintiennent une journée de grève le 5 novembre. Les lycéens appellent à manifester les 22 et 24 octobre.

Après notre article sur les émeutes du 17 octobre et l'allocution d'Emmanuel Macron, beaucoup d'entre vous nous ont écrit, notamment sur Instagram, pour nous dire la même chose : nous avons montré les vitrines brisées et la mairie de Limoges en flammes, mais pas assez expliqué pourquoi des centaines de milliers de personnes étaient dans la rue ce samedi-là. Une lectrice résumait : « La colère de nos compatriotes en France ne se résume pas aux émeutes. » La remarque est juste. Voici donc ce que réclament les manifestants, d'où vient le mouvement, et ce que l'on sait vraiment, à ce stade, de l'origine des violences.

Tout est parti des lycées

Avant d'être une journée de « convergence des luttes », le 17 octobre est l'aboutissement d'un mouvement lycéen commencé fin septembre. D'abord dans les lycées des territoires d'outre-mer, puis dans ceux des banlieues populaires du nord et de l'est de Paris, comme le lycée Saint-Exupéry de Créteil, rappelle France 24. En quelques semaines, les blocages ont gagné Bordeaux, Rennes, Nantes, Lyon, Lille et Marseille.

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