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La Fashion Week de Londres s'ouvre avec un hommage émouvant et des talents français
La Fashion Week de Londres, connue pour être un tremplin pour les jeunes créateurs, démarre ce jeudi 19 février avec un défilé hommage au créateur irlandais Paul Costelloe, décédé en novembre dernier.
Jusqu'à lundi soir, la capitale britannique accueillera des dizaines de shows, dont celui de la créatrice française Pauline Dujancourt.
Un hommage émouvant à Paul Costelloe
La Fashion Week devrait démarrer dans l'émotion avec le défilé de Paul Costelloe, figure emblématique de la mode londonienne. Décédé en novembre à l'âge de 80 ans, ce créateur irlandais qui habilla la princesse Diana a présenté ses collections à Londres pendant une quarantaine d'années. Connu pour ses silhouettes très féminines, colorées et élégantes, il laisse un héritage désormais entre les mains de son fils William, qui lui a succédé comme directeur créatif en janvier.
"Une nouvelle saison. Un moment fort. Un héritage qui se perpétue", soulignait la marque sur Instagram en amont du défilé.
La présence française s'affirme
Parmi les talents émergents, la créatrice française Pauline Dujancourt, 31 ans, présentera dimanche sa collection. Connue pour son travail sur la maille, elle est restée à Londres après ses études à l'école Duperré à Paris puis à Central Saint Martins.
"Même si la Fashion Week de Paris est incroyable et que je rêve d'y participer un jour, il y a peut-être un peu plus de place pour les jeunes marques à Londres", explique-t-elle à l'AFP. "Je pense que les gens viennent à la Fashion Week de Londres pour voir un peu de nouveauté et les jeunes générations, contrairement à Paris et Milan où l'on trouve plutôt des maisons établies".
Londres, vivier de jeunes talents
Si la capitale britannique a perdu du terrain par rapport à ses prestigieuses concurrentes Paris et Milan ces dernières années, elle reste un lieu privilégié pour les créateurs émergents. Les écoles de mode réputées comme Central Saint Martins continuent d'attirer les talents du monde entier.
Cette première journée sera également marquée par le défilé de Tolu Coker, créatrice britannico-nigériane qui allie élégance et modernité, ainsi que par les présentations de marques prisées par la princesse Kate, comme Emilia Wickstead, Edeline Lee ou Erdem.
Parmi les grandes marques, Burberry, Harris Reed, Richard Quinn et Simone Rocha sont attendus. En revanche, Jonathan Anderson, l'un des créateurs les plus attendus de la semaine londonienne, sera absent : le Nord-Irlandais de 41 ans a pris en juin les rênes de la maison Dior et traversé la Manche définitivement.
Un soutien institutionnel fort
Joshua Ewusie, 27 ans, créateur né au Royaume-Uni de parents ghanéens et qui en est à sa deuxième Fashion Week, témoigne du soutien dont bénéficient les jeunes talents. Il est soutenu par la King's Foundation, une organisation fondée par le roi Charles III en partenariat avec Chanel, qui lui a fourni un studio rapidement après sa sortie de Central Saint Martins.
"Londres offre de nombreuses opportunités pour aider les jeunes créateurs à se lancer. Il y a un formidable soutien... Même quand j'étais encore étudiant, j'étais soutenu par le British Fashion Council", indique-t-il.
Sa nouvelle collection s'inspire des années 80, lorsque sa mère est venue s'installer à Londres, mêlant culture, identité et travail du cuir.
Sources : AFP