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L'Etat britannique cède le contrôle de la banque NatWest, nationalisée après la crise de 2008

L'Etat britannique cède le contrôle de la banque NatWest, nationalisée après la crise de 2008

Le gouvernement britannique a annoncé lundi avoir cédé le contrôle de la banque NatWest, nationalisée après la crise financière de 2008 et dont il détenait encore plus de la moitié du capital, en réduisant sa participation de 50,6% à 48,1%.

AFP
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"Pour la première fois depuis la crise financière", NatWest "n'est plus détenue majoritairement par l'Etat, après la vente d'une part du capital d'1,2 milliard de livres", a annoncé le ministère des Finances dans un communiqué, précisant que les actions ont été rachetées directement par la banque. Autrefois tentaculaire et symbole des excès de la finance et appelée encore récemment RBS (Royal Bank of Scotland), NatWest avait été sauvée de la faillite par l'État lors de la crise financière de 2008.

Elle a entrepris depuis une cure d'amaigrissement spectaculaire et un recentrage sur la banque de détail et auprès des entreprises au Royaume-Uni. Le gouvernement travailliste de l'époque avait déboursé 45 milliards de livres pour acquérir 84,4% du capital. Les gouvernements conservateurs successifs depuis 2010 se sont progressivement désengagés du capital de la banque. La vente annoncée lundi est la cinquième vente par l'Etat britannique d'une part dans NatWest. "C'est une étape importante dans le plan du gouvernement visant à rendre à la propriété privée les institutions (bancaires)" nationalisées suite à la crise financière, a fait valoir le ministère des Finances dans son communiqué.

L'Etat britannique s'était désengagé complètement de la banque Lloyds en 2017, qu'il avait elle aussi sauvé de la faillite en montant jusqu'à 40% de son capital en 2009.


Après des pertes à cause de la pandémie, NatWest a renoué avec les bénéfices en 2021, portée par le rebond de l'économie qui lui a permis des reprises de provisions pour impayés, affichant un bénéfice net part du groupe à 2,95 milliards de livres, contre une perte de 753 millions de livres un an plus tôt.

Tout va bien tans qu'ils privatisent les bénéfices et nationalisent les pertes

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