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Le Spy Bar de Londres - James Bond avait tout compris !
Quand le cours de l’histoire se négocie entre deux verres
Récemment, "Cash Investigation" a enquêté sur les méthodes utilisées par l’entreprise Pernod Ricard pour nous faire boire. Selon les journalistes, la méthode est toute simple : installer des commerciaux dans un bar, offrir des verres, laisser les consommateurs parler, se déshydrater et commander d’autres verres… Depuis plus de 6 décennies, James Bond utilise la même technique ! Mais son but à lui est de soutirer des informations confidentielles et de faire tomber les robes de femmes fatales dans son lit "king size" ! Effectivement, dans l'univers de “007”, les femmes et l'alcool jouent le même rôle : faciliter les confidences !

Et miraculeusement, les situations les plus complexes se dénouent et se terminent triomphalement après quelques cascades armées et avec quelques verres supplémentaires pour fêter la victoire !
La consommation d’alcool de l’agent 007 s’avère en effet franchement supérieure à la moyenne nationale. En 24 films, il descend 109 verres ! Dans les livres de Ian Fleming, il boit en moyenne 92 unités d’alcool par semaine. Cela correspond à environ 736 grammes alors que l’Organisation Mondiale de la Santé recommande de ne pas dépasser 210 grammes ! En outre cette “addiction” entraine notre agent secret préféré à avoir des comportements à risques : conduire à grande vitesse à contre-sens, miser une fortune au casino, défier un dragon de Komodo, détruire le complexe nucléaire de Dr No, ne pas utiliser de préservatif … mais il parvient toujours à s'en sortir la tête froide et à protéger le Royaume !
Le Spy Bar de Londres, célèbre avec humour cette conviction que l'alcool est l'arme secrète ultime pour sauver le Monde : celle qui désarme les langues, qui fait tomber les masques, et accessoirement aussi... les sous-vêtements des Bond girls. Ce bar très exclusif de White Hall propose à des prix hollywoodiens, des cocktails aux noms évocateurs (“The Double O Seven” ; "The Spy Who Loved", "Whisky Mouthwash", "The Stinger"…), dans un décor de cuir rouge qui plairait à Sean Connery et à Goldfinger ! Une Aston Martin DB5 argentée, est fixée au mur derrière le bar - apparemment celle de Daniel Craig dans "Mourir peut attendre"

Le “Spy Bar” se cache derrière une très discrète petite porte, au fond d’un long couloir dans le sous-sol du majestueux Old War Office. C’est dans ce lieu historique qu'Ian Fleming (alors officier de renseignements navals britanniques ) a imaginé et écrit les aventures de son héro légendaire -James Bond. C'est là aussi que Churchill a pris des décisions qui ont changé le cours de la Seconde Guerre mondiale. A l’origine, la salle servait de coffre-fort hautement sécurisé pour les papiers d'identité et rapports de mission des agents du MI5 et MI6. Pendant la seconde guerre mondiale le hall d'entrée était une salle de garde, tandis que les autres pièces le long du couloir servaient à briefer, dé-briefer et interroger les espions avant et après leurs missions.



photos F. Joyce
Mais si les murs de l'Old War Office pouvaient parler, ils ne raconteraient probablement pas de grandes stratégies militaires élaborées dans le calme et la sobriété. Ils murmureraient plutôt des anecdotes sur Winston Churchill, cigare dans une main, whisky dans l'autre, négociant le sort du monde et de son pays avec un léger tangage. Ils nous parleraient de codes secrets griffonnés sur des serviettes de bar, de traités signés un après-midi brumeux dans l'euphorie éthylique, d’alliances scellées au champagne qui n'auraient jamais vu le jour à jeun … L'histoire regorge de moments où un verre de trop a changé le cours des événements.
Car voici la vérité que les livres d'histoire omettent soigneusement : la politique internationale n'est qu'une longue série de réunions entre deux verres de whisky ! Ainsi les murs de l'OWO et de son "Spy Bar" sont les témoins silencieux d’innombrables conversations historiques "For your ears only" (“strictement entre nous"). L'alcool n'est pas qu'un accessoire pittoresque de l'espionnage. Il en est le cœur battant, le moteur invisible. Combien de catastrophes internationales ont débuté par un "off the record" (" A titre officieux") lâché après quelques Vesper Martinis de trop ? Combien de généraux hautement décorés, normalement plus discrets qu'une tombe, sont devenus soudainement bavards après leur quatrième Manhattan, révélant des secrets d'État qui auraient dû rester dans les coffres-forts blindés du Pentagone ?
L'alcool a toujours été le lubrifiant parfait des relations entre services de renseignements. Parce qu’un espion sobre est un espion muet. Parce qu’un espion après trois Negronis se transforme en fontaine d'indiscrétion !

Si vous êtes tenté(e) par le Spy Bar et par les secrets qu’il recèle, attention ! Ce n'est pas un bar comme les autres. Sa capacité est limitée et il fonctionne principalement sur invitation. Il est réservé aux adultes de plus de 18 ans et les photos sont strictement interdites. Les prix vous feront peut-être piquer les yeux : comptez £50 pour un cocktail standard incluant un petit canapé, £2000 pour un cocktail individuel composé avec des bouteilles rares...
Cheers !
*PS : Mr Bond, pour votre cirrhose, je vous engage à consulter l'annuaire professionnel de Français à Londres pour contacter un hépathologue et une diététicienne !!!
