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Comparatif des impôts au Royaume-Uni et en France en 2026

Impôts UK vs France 2026 : différences principales, taux et charges

Barèmes 2026-2027, National Insurance contre charges françaises, fin du statut non-dom, convention fiscale : le comparatif complet et à jour des impôts au Royaume-Uni et en France pour les expatriés français.

Jérémie Raude-Leroy
Membres Public

Mis à jour le 7 octobre 2026 avec les barèmes 2026-2027 (HMRC) et 2026 (loi de finances du 19 février 2026).

Vous vivez à Londres ou ailleurs au Royaume-Uni et vous vous demandez ce que vous payez vraiment comme impôts par rapport à la France ? Les deux systèmes n'ont presque rien en commun : année fiscale, prélèvement, foyer fiscal, charges sociales, et depuis 2025, la fin du statut non-dom. Voici le comparatif complet impôts UK vs France, chiffres officiels à l'appui, pour les expatriés français.

En bref : les différences principales

  • Année fiscale : du 6 avril au 5 avril au Royaume-Uni (2026-2027 = 6 avril 2026 au 5 avril 2027), année civile en France.
  • Prélèvement : au Royaume-Uni, l'impôt des salariés est retenu par l'employeur via le PAYE et la plupart n'ont aucune déclaration à faire. En France, la déclaration annuelle reste obligatoire malgré le prélèvement à la source.
  • Base d'imposition : individuelle au Royaume-Uni, par foyer fiscal (quotient familial) en France.
  • Taux : de 0 % à 45 % dans les deux pays, mais avec des seuils très différents (12 570 £ d'abattement au Royaume-Uni, 0 % jusqu'à 11 600 € par part en France).
  • Charges sociales : nettement plus légères au Royaume-Uni (8 % pour le salarié, 15 % pour l'employeur au-dessus des seuils) qu'en France (environ 22 % salarié et 42 % employeur).
  • Non-dom : supprimé depuis le 6 avril 2025, remplacé par un régime de 4 ans pour les nouveaux arrivants.
  • Double imposition : la convention fiscale franco-britannique de 2008 répartit le droit d'imposer chaque revenu entre les deux pays.

Tableau comparatif : impôts au Royaume-Uni et en France en 2026

CritèreRoyaume-Uni (2026-2027)France (2026)
Année fiscale6 avril – 5 avril1er janvier – 31 décembre
Collecte de l'impôtPAYE (retenue par l'employeur)Prélèvement à la source + déclaration annuelle
Base d'impositionIndividuelleFoyer fiscal (parts)
Tranche à 0 %Jusqu'à 12 570 £Jusqu'à 11 600 € par part
Taux marginal maximum45 % (48 % en Écosse)45 % + contributions hauts revenus
Cotisations salarié8 % puis 2 % (National Insurance)Environ 22 % du brut
Cotisations employeur15 % au-delà de 5 000 £/anEnviron 42 % du brut (cadre)
DéclarationSeulement si Self AssessmentToujours obligatoire

Résidence fiscale : dans quel pays payez-vous vos impôts ?

Avant de comparer les taux, il faut savoir où vous êtes résident fiscal. Au Royaume-Uni, la question est tranchée par le Statutory Residence Test (SRT). Vous êtes automatiquement résident britannique si, au cours de l'année fiscale :

  • vous passez 183 jours ou plus au Royaume-Uni ;
  • votre seul logement est au Royaume-Uni pendant au moins 91 jours consécutifs et vous y êtes présent au moins 30 jours ;
  • vous travaillez à temps plein au Royaume-Uni sur une période de 365 jours.

À l'inverse, vous êtes automatiquement non-résident si vous y passez moins de 16 jours (46 jours si vous n'étiez pas résident les trois années précédentes), ou si vous travaillez à temps plein à l'étranger en passant moins de 91 jours au Royaume-Uni. Entre les deux, c'est le test des « attaches suffisantes » (famille, logement, travail, jours passés) qui décide. L'année de votre arrivée ou de votre départ peut être coupée en deux (split-year treatment).

La France applique ses propres critères (foyer, activité principale, centre des intérêts économiques). Si les deux pays vous considèrent comme résident, la convention fiscale franco-britannique départage, dans cet ordre : foyer d'habitation permanent, centre des intérêts vitaux, lieu de séjour habituel, puis nationalité.

Impôt sur le revenu : barèmes 2026 au Royaume-Uni et en France

Le barème britannique 2026-2027

En Angleterre, au pays de Galles et en Irlande du Nord, les taux de l'income tax sont les suivants :

Revenu imposable annuelTrancheTaux
Jusqu'à 12 570 £Personal Allowance0 %
12 571 £ – 50 270 £Basic rate20 %
50 271 £ – 125 140 £Higher rate40 %
Au-delà de 125 140 £Additional rate45 %

Trois points à connaître :

  • Le piège des 100 000 £ : l'abattement personnel (Personal Allowance) diminue de 1 £ pour chaque tranche de 2 £ de revenu au-delà de 100 000 £, et disparaît totalement à 125 140 £. Sur cette tranche, le taux marginal effectif atteint 60 %. Un versement sur votre pension permet souvent de repasser sous le seuil.
  • Seuils gelés jusqu'en 2031 : le budget du 26 novembre 2025 a prolongé le gel des seuils jusqu'au 5 avril 2031. Avec l'inflation et les hausses de salaire, de plus en plus de contribuables basculent dans la tranche à 40 %.
  • Écosse : six tranches, de 19 % à 48 %. Le taux de 42 % s'applique dès environ 43 663 £ de revenu brut, contre 50 271 £ en Angleterre.

Le barème français 2026 (revenus 2025)

La loi de finances pour 2026, promulguée tardivement le 19 février 2026, a revalorisé les tranches de 0,9 % :

Revenu imposable par partTaux
Jusqu'à 11 600 €0 %
11 601 € – 29 579 €11 %
29 580 € – 84 577 €30 %
84 578 € – 181 917 €41 %
Au-delà de 181 917 €45 %

En France, le revenu du foyer est divisé par un nombre de parts : 1 pour une personne seule, 2 pour un couple marié ou pacsé, 0,5 par enfant pour les deux premiers, puis 1 part à partir du troisième. L'avantage est plafonné à 1 807 € par demi-part supplémentaire. Pour les très hauts revenus, la contribution exceptionnelle (3 % puis 4 % au-delà de 250 000 € de revenu fiscal de référence pour une personne seule) et la contribution différentielle, qui garantit un taux minimum de 20 %, sont reconduites en 2026.

Le quotient familial n'a pas d'équivalent au Royaume-Uni. Une famille avec un seul revenu est donc souvent moins imposée en France, alors qu'un célibataire bien payé l'est généralement moins à Londres.

Cotisations sociales : National Insurance contre charges françaises

La National Insurance au Royaume-Uni (2026-2027)

La National Insurance finance la retraite d'État (State Pension) et certaines allocations. Le NHS, lui, est financé principalement par l'impôt. Les taux 2026-2027 sont :

StatutSeuils annuelsTaux
Salarié (Class 1)12 570 £ – 50 270 £8 %
Salarié (Class 1)Au-delà de 50 270 £2 %
EmployeurAu-delà de 5 000 £15 %
Indépendant (Class 4)12 570 £ – 50 270 £6 %
Indépendant (Class 4)Au-delà de 50 270 £2 %

Les petites entreprises bénéficient de l'Employment Allowance, qui réduit la facture patronale de 10 500 £ par an. Le détail des seuils employeurs est dans notre article Salaires UK 2026-2027 : taux et seuils employeurs.

Nouveauté pour ceux qui quittent le Royaume-Uni : depuis le 6 avril 2026, il n'est plus possible de verser des cotisations volontaires de Class 2 depuis l'étranger. Les cotisations de Class 3 (18,40 £ par semaine) sont réservées à ceux qui ont vécu 10 ans d'affilée au Royaume-Uni ou cotisé 10 ans. Si vous comptez rentrer en France et protéger votre State Pension, renseignez-vous sur la période transitoire, qui court jusqu'au 5 avril 2027.

Les charges sociales en France (2026)

En France, un salaire supporte une longue liste de cotisations. Principaux taux du secteur privé au 1er janvier 2026 (Urssaf et Agirc-Arrco) :

CotisationPart salarialePart patronale
Assurance maladie–13 % (7 % taux réduit)
Vieillesse plafonnée6,90 %8,55 %
Vieillesse déplafonnée0,40 %2,11 %
Allocations familiales–5,25 % (3,45 % taux réduit)
Assurance chômage–4,00 %
Retraite complémentaire (tranche 1)3,15 % + 0,86 % CEG4,72 % + 1,29 % CEG
CSG + CRDS (sur 98,25 % du brut)9,70 %–

Au total, comptez environ 22 % de cotisations salariales et 42 à 45 % de cotisations patronales pour un cadre. Le plafond de la Sécurité sociale est de 4 005 € par mois en 2026. Pour un calcul exact, utilisez le simulateur officiel de l'Urssaf.

Exemple chiffré : un salaire de 45 000 £ à Londres

Pour un salarié célibataire en Angleterre gagnant 45 000 £ brut par an en 2026-2027 :

  • Impôt sur le revenu : (45 000 – 12 570) × 20 % = 6 486 £
  • National Insurance salarié : (45 000 – 12 570) × 8 % = 2 594 £
  • Revenu net : environ 35 920 £, soit 80 % du brut
  • National Insurance employeur : (45 000 – 5 000) × 15 % = 6 000 £, soit un coût total de 51 000 £

Pour un salaire brut équivalent d'environ 52 000 € en France, le même célibataire paie environ 12 000 € de cotisations et un peu plus de 4 000 € d'impôt sur le revenu, soit environ 31 % de prélèvements contre 20 % à Londres. Le coût pour l'employeur dépasse 74 000 €, soit 43 % de plus que le brut, contre 13 % au Royaume-Uni. Ce sont des ordres de grandeur : à Londres, la retraite complémentaire (workplace pension), la mutuelle et le logement restent à votre charge.

Épargne et placements : dividendes, intérêts, plus-values et ISA

La fiscalité du capital a nettement bougé au Royaume-Uni depuis le budget de novembre 2025 :

  • Dividendes : depuis le 6 avril 2026, 10,75 % (basic rate), 35,75 % (higher rate) et 39,35 % (additional rate), après un abattement de 500 £.
  • Intérêts : les 1 000 premières livres sont exonérées pour un contribuable au taux de 20 % (500 £ au taux de 40 %, rien au taux de 45 %).
  • Plus-values : 18 % ou 24 % selon votre tranche, après un abattement annuel de 3 000 £.
  • ISA : jusqu'à 20 000 £ par an placés sans aucun impôt sur les intérêts, dividendes et plus-values. C'est l'outil de base de tout épargnant au Royaume-Uni : voir notre guide du Lifetime ISA et nos pistes pour investir au-delà de l'ISA.

En France, les revenus de placement d'un résident subissent le prélèvement forfaitaire unique, qui passe de 30 % à 31,4 % en 2026 avec la hausse de la CSG (prélèvements sociaux à 18,6 %). Les revenus fonciers, les plus-values immobilières et l'assurance-vie restent à 17,2 % de prélèvements sociaux.

Déclarer ses impôts : calendrier 2026-2027

Au Royaume-Uni : le Self Assessment

Un salarié dont tous les revenus passent par le PAYE n'a en général rien à déclarer. Le Self Assessment devient obligatoire si vous êtes indépendant, si vous percevez des loyers (y compris d'un bien en France), des revenus étrangers, ou plus de 10 000 £ d'intérêts ou de dividendes. Pour l'année 2025-2026 :

  • 5 octobre 2026 : date limite d'inscription auprès de HMRC
  • 31 octobre 2026 : déclaration papier
  • 30 décembre 2026 : déclaration en ligne si vous voulez que le solde soit prélevé via votre code fiscal
  • 31 janvier 2027 : déclaration en ligne et paiement du solde, plus le premier acompte de 2026-2027
  • 31 juillet 2027 : second acompte

Making Tax Digital : depuis avril 2026, les indépendants et propriétaires bailleurs dont les revenus d'activité et fonciers dépassent 50 000 £ doivent tenir une comptabilité numérique et envoyer des mises à jour trimestrielles. Le seuil descend à 30 000 £ en avril 2027, puis à 20 000 £ en avril 2028. Pour choisir votre statut, lisez Self-employed ou Limited Company ?

En France : la déclaration de revenus

En 2026, la déclaration des revenus 2025 a ouvert le 9 avril. Les non-résidents dépendaient de la première zone, avec une date limite au 21 mai 2026 en ligne et au 19 mai 2026 sur papier. Les formulaires à connaître :

  • 2042 : déclaration principale, y compris pour les non-résidents qui ont encore des revenus de source française ;
  • 2042-NR : l'année de votre départ ou de votre retour, pour les revenus perçus pendant la période de non-résidence ;
  • 2047 : pour un résident fiscal français qui perçoit des revenus de l'étranger, par exemple un télétravailleur en France payé par un employeur britannique.

Pour les détails pratiques, lisez aussi notre article sur la fiscalité internationale dans votre déclaration.

Fin du statut non-dom : le nouveau régime de 4 ans

Pendant plus de deux siècles, le statut de non-domicilié permettait aux résidents nés hors du Royaume-Uni de n'être imposés sur leurs revenus étrangers que s'ils les rapatriaient. Ce régime a été supprimé le 6 avril 2025 et remplacé par un système fondé sur la résidence :

  • Régime FIG de 4 ans : si vous n'avez pas été résident britannique pendant les 10 années précédant votre arrivée, vos revenus et plus-values étrangers ne sont pas imposés au Royaume-Uni pendant vos 4 premières années de résidence, même si vous les rapatriez. Il faut en faire la demande dans votre déclaration.
  • Après 4 ans : vous êtes imposé sur vos revenus mondiaux, comme tout résident.
  • Rapatriement temporaire : les anciens non-dom peuvent rapatrier des revenus étrangers antérieurs à avril 2025 au taux réduit de 12 % en 2025-2026 et 2026-2027, puis 15 % en 2027-2028.
  • Droits de succession : l'inheritance tax s'applique désormais à vos biens dans le monde entier dès que vous avez été résident 10 des 20 dernières années, et le reste jusqu'à 10 ans après votre départ. Un point clé pour les Français installés de longue date, à étudier avec un conseil en succession.

Convention fiscale France–Royaume-Uni : qui impose quoi ?

Signée à Londres le 19 juin 2008 et en vigueur depuis le 18 décembre 2009, la convention fiscale franco-britannique évite la double imposition. Les règles essentielles pour un résident britannique :

Type de revenuPays qui impose
Salaire pour un travail effectué au Royaume-UniRoyaume-Uni (même si l'employeur est français)
Jours travaillés physiquement en FranceFrance pour ces jours-là
Loyers d'un bien situé en FranceFrance, avec crédit d'impôt au Royaume-Uni
Retraite privée (régime de base, Agirc-Arrco)Royaume-Uni uniquement
Salaire ou retraite de la fonction publique françaiseFrance uniquement (sauf ressortissant britannique non français)
Dividendes de source françaiseRetenue en France (12,8 %), crédit d'impôt au Royaume-Uni
Intérêts de source françaiseRoyaume-Uni uniquement (formulaire 5000)

Côté sécurité sociale, le protocole annexé à l'accord de commerce et de coopération post-Brexit s'applique depuis le 1er janvier 2021. Un salarié détaché d'une entreprise française au Royaume-Uni peut rester affilié à la Sécurité sociale française pendant 24 mois maximum, avec un formulaire A1 délivré par l'Urssaf (Cleiss).

Vous avez encore des revenus en France ? Ce que paie un non-résident

Environ 23 300 foyers fiscaux non-résidents déclarent depuis le Royaume-Uni, ce qui en fait l'un des deux premiers pays de résidence des non-résidents français. Si vous gardez un appartement en location ou une pension en France :

  • Taux minimum : vos revenus de source française sont imposés à 20 % jusqu'à 29 579 € et 30 % au-delà. Vous pouvez opter pour le taux moyen, calculé sur vos revenus mondiaux, s'il est plus favorable. L'administration conseille de toujours cocher cette option.
  • Prélèvements sociaux réduits : comme vous êtes affilié à la sécurité sociale britannique, vos loyers et plus-values immobilières français ne supportent que le prélèvement de solidarité de 7,5 %, au lieu de 17,2 %. L'administration fiscale confirme que cette exonération s'applique toujours aux résidents britanniques après le Brexit.
  • Retenue à la source : les pensions et salaires français versés à un non-résident subissent une retenue spécifique de 0 %, 12 % ou 20 % selon leur montant (seuils 2026 : 17 275 € et 50 112 €).
  • Acomptes : les loyers donnent lieu à des acomptes mensuels prélevés sur votre compte, au titre de l'impôt et des prélèvements sociaux.

Ces loyers doivent aussi être déclarés au Royaume-Uni via le Self Assessment, l'impôt français venant en déduction de l'impôt britannique.

Ce qui change en 2027 et après

  • 6 avril 2027 : hausse de 2 points des taux sur les intérêts (22 %, 42 %, 47 %) et création de taux spécifiques pour les revenus fonciers (22 %, 42 %, 47 %) au Royaume-Uni. Les propriétaires bailleurs, y compris d'un bien en France, sont concernés.
  • 6 avril 2027 : le plafond du cash ISA passe à 12 000 £ pour les moins de 65 ans (le plafond global reste à 20 000 £, le reste pouvant aller en ISA actions).
  • Avril 2027 et 2028 : Making Tax Digital étendu aux revenus de plus de 30 000 £, puis 20 000 £.
  • Avril 2029 : les cotisations retraite par salary sacrifice ne seront exonérées de National Insurance que dans la limite de 2 000 £ par an.
  • Jusqu'en 2031 : seuils de l'impôt sur le revenu et de la National Insurance gelés.

Nos conseils pour bien gérer votre fiscalité franco-britannique

  1. Vérifiez votre tax code sur votre fiche de paie et dans votre compte HMRC en ligne : un code erroné (par exemple un code d'urgence à l'arrivée) fait payer trop d'impôt.
  2. Conservez des preuves de votre résidence : bail, factures, calendrier de vos jours de présence dans chaque pays.
  3. Demandez le régime FIG dans votre première déclaration si vous arrivez au Royaume-Uni et avez des revenus hors du pays.
  4. Utilisez votre ISA et votre pension : ce sont les deux leviers les plus efficaces pour réduire votre impôt au Royaume-Uni. Pensez à préparer votre retraite au Royaume-Uni.
  5. Si vous gagnez plus de 100 000 £, calculez l'intérêt d'un versement complémentaire sur votre pension pour éviter le taux marginal de 60 %.
  6. Déclarez vos revenus français dans les deux pays quand c'est nécessaire, et appliquez le crédit d'impôt prévu par la convention.
  7. Faites-vous accompagner : notre annuaire recense des fiscalistes et comptables bilingues à Londres. Vous pouvez aussi poser vos questions à la communauté sur le forum Français à Londres.

Questions fréquentes sur les impôts UK vs France

Paie-t-on moins d'impôts au Royaume-Uni qu'en France ?

Pour un salarié célibataire, oui dans la plupart des cas : entre l'impôt sur le revenu et la National Insurance, un salaire de 45 000 £ supporte environ 20 % de prélèvements, contre environ 31 % pour un salaire équivalent en France. L'écart se réduit pour les familles avec un seul revenu, grâce au quotient familial français, et pour les revenus situés entre 100 000 £ et 125 140 £, taxés à 60 % au Royaume-Uni.

Quand suis-je résident fiscal au Royaume-Uni ?

Vous êtes automatiquement résident si vous passez 183 jours ou plus au Royaume-Uni dans l'année fiscale (6 avril – 5 avril), si votre seul logement y est situé, ou si vous y travaillez à temps plein. Sinon, le Statutory Residence Test examine vos attaches (famille, logement, travail).

Dois-je faire une déclaration d'impôts en France si je vis à Londres ?

Oui, si vous percevez encore des revenus de source française (loyers, pensions, salaire pour des jours travaillés en France). Vous déclarez alors en tant que non-résident sur impots.gouv.fr. L'année de votre départ, vous déposez une déclaration 2042 pour la période de résidence et une 2042-NR pour la suite. Sans revenus français, aucune déclaration n'est due.

Le statut non-dom existe-t-il encore ?

Non. Il a été supprimé le 6 avril 2025. Les nouveaux arrivants qui n'ont pas été résidents britanniques au cours des 10 années précédentes bénéficient d'un régime de 4 ans pendant lequel leurs revenus étrangers ne sont pas imposés au Royaume-Uni.

Mes loyers en France sont-ils imposés deux fois ?

Non. Ils sont imposés en France, au taux minimum de 20 % ou au taux moyen, avec 7,5 % de prélèvement de solidarité si vous êtes affilié à la sécurité sociale britannique. Vous les déclarez aussi au Royaume-Uni, mais l'impôt français payé vient en déduction de l'impôt britannique.

Ma retraite française sera-t-elle imposée en France ou au Royaume-Uni ?

Les retraites du privé (régime de base et Agirc-Arrco) sont imposées uniquement au Royaume-Uni si vous y résidez. Les retraites de la fonction publique sont imposées uniquement en France, sauf si vous êtes de nationalité britannique sans être français.

Sources

Cet article est fourni à titre d'information générale et ne remplace pas un conseil fiscal personnalisé.

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